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Brin d’un des sens…ciel !


Ecrit le 10 mars 2017 par la province Sud
et illustré par province Sud
Brin d’un des sens…ciel ! province Sud
Après une « tournée » de trois mois, l’expo « Brin d’un des sens » signée Lorna Teura s’est clôturée lundi 6 mars au Carpe Diem dans le quartier Latin. Pour sa première expo, la jeune artiste, lauréate de l’aide à l’exposition en 2016, a visé la Lune et elle a atterri dans les étoiles !

« Brin d’un des sens »… oui mais lequel ? Serait-on tenté de demander. Les œuvres de Lorna sont formées de matière, et pas n’importe laquelle : la fibre de coco. Ce matériau naturel symbolise son lien à l’environnement. Que serait l’homme sans la nature ? L’artiste travaille la fibre comme une peau délicate.  Ensuite, il y a la texture, tantôt mat, tantôt brillante. Puis, les volumes, tel un corps, l’œuvre comporte des aspérités, des creux et des bosses, des recoins cachés, voire secrets… L’approche visuelle est presque sensuelle, tant elle aspire au toucher… Mais « jeux de mains, jeux de vilains », la fibre de coco bien que traitée avec de la résine, reste fragile dans son essence. Parfois, au centre du tableau, un visage de femme ou une silhouette délicatement dénudée, attire le regard. Le « brin d’indécence », évoque peut-être en suspens, notre envie de toucher l’œuvre 3D, autrement que par les yeux…

Entre métissage et universalité

Artiste métisse, Lorna puise dans ses racines les richesses culturelles pour créer des œuvres originales aux confluences du destin commun. Elle exploite ses diverses casquettes : styliste, décoratrice d’intérieur et peintre. Ses créations sont tournées vers l’Océanie mais pas uniquement car elles visent une approche esthétique universelle et fédératrice.

L’expo a démarré à l’Ile au Canard en novembre 2016, elle s’est poursuivie au Sheraton, à Bourail pour finir son périple à Nouméa. Au fil de sa pérégrination, Lorna a invité des artistes à la joindre: Adjé puis Laurent Mô connu pour ses fameuses « têtes de Mô ». Avec ce dernier, elle a réalisé une sculpture baptisée « Nature industrielle ». Une pièce qui pèse pas moins de 160 kg de béton ! « Laurent et moi avons le même délire, et nous avons voulu créer quelque chose ensemble » explique Lorna. ‘’Nature industrielle’’ car c’est un mélange de nos compétences respectives : lui dans la partie art abstrait avec l’utilisation notamment de l’acier et des techniques modernes, moi plus tournée vers la nature avec des matériaux naturels.»

Les 12 œuvres de Lorna sont visibles jusqu’au 3 avril dans le restaurant Carpe Diem au Quartier Latin.


Laurent Mô et Lorna Teura devant leur oeuvre commune « Nature industrielle »

 

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