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Fête de la Musique : les enfants étaient à l’honneur à Thio


Ecrit le 23 juin 2017 par Marion Le Roy
et illustré par Fabrice Wenger
Les élèves de CP de l’école Saint-François de Thio ont appris des berceuses en Xârâcùù. Fabrice Wenger
Mercredi 21 juin, jour de la Fête de la Musique, les enfants de la commune de Thio étaient à l’honneur au village. Entre les ateliers de fabrication de flûtes traditionnelles en roseau, la découverte de berceuses en langue Xârâcùù et l’apprentissage de la trompette, les 200 scolaires présents ont découvert un nouvel univers, sans fausses notes !

« Chacun a son morceau de roseau ? Maintenant, il faut percer les trous pour qu’il se transforme en flûte.» Face aux élèves de CE1 de l’école Saint François de Thio, Ricardo Poiwi, président de l’Association Terre brûlée, sait comment tenir son auditoire en haleine. Après un atelier d’une heure, chaque enfant repart, heureux, avec une flûte traditionnelle kanak calculée selon la taille de ses doigts et décorée de fibres naturelles et de plumes de coq, par ses propres soins. Mercredi 21 juin, à Thio, dans le cadre de la Fête de la Musique, pas moins de six ateliers de découverte musicale étaient proposés aux élèves de la commune, du CP à la 3ème.

Attiser l’envie

Quatre établissements  de Thio ont répondu présent à l’appel de Françoise Wenehoua, en charge de la médiathèque de la commune. « L’année dernière, la province Sud avait organisé la Fête de la Musique, ici, à Thio, explique-t-elle. Et c’était tellement bien que nous avons voulu réitérer, en proposant notamment ces ateliers pour les scolaires ». La province Sud, qui avait déjà deux événements prévus, au Parc des Grandes Fougères à Farino et à l’Île des Pins, a apporté un appui financier et technique à la mairie pour cette journée. « Quand des communes très dynamiques comme Thio font appel à nous, on ne peut que les soutenir ! confie Joséphine Jannot, chargée d’action culturelle musique et danse à la direction de la Culture (DC). Notre objectif est d’attiser l’envie, d’apporter de la découverte ».

Une ouverture au monde

Et, en cette matinée, la découverte était bien au rendez-vous avec la fabrication d’instruments traditionnels, les chants en langue Xârâcùù ou encore l’initiation à la chorale avec le chanteur Tevita. « Pour la plupart des enfants aujourd’hui, c’était la première fois qu’ils faisaient cela, commente Loïc, du collectif Dobwe et animateur de l’atelier sur la fabrication de bwanjep et de bambous pilonnants. L’atelier était terminé, mais les jeunes voulaient continuer ! Je suis sûr que certains vont essayer de recréer les instruments à la maison, ils ont toutes les matières premières autour d’eux pour le faire. » Et le jeune homme de conclure, satisfait : « Si je peux insuffler une dynamique, planter des petites graines avec ces ateliers, j’ai rempli ma mission ». Une matinée couronnée de succès également pour l’organisatrice Françoise Wenehoua : « Une médiathèque ce n’est pas que présenter des livres, c’est aussi ouvrir au monde, aux différentes activités et à la culture », confie la bibliothécaire qui espère voir l’événement se pérenniser.

Chaque enfant est reparti avec une flûte traditionnelle en roseau, à sa mesure.

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