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Les Whale Watchers prêts à hisser le pavillon


Ecrit le 4 juillet 2017 par Marion Le Roy
Depuis maintenant 9 ans, la signature d’une charte d’observation des baleines est proposée aux professionnels.
Alors que les premières baleines commencent à pointer le bout de leur nageoire caudale, opérateurs touristiques et scientifiques unissent leurs efforts, avec l’aide de la direction de l’Environnement (DENV), pour que le public continue à admirer les baleines en respectant la tranquillité de ces animaux emblématiques.

Ces jours prochains, la saison d’observation des baleines, aussi appelée whale watching, ouvre dans le grand lagon sud. Mais la population de baleines à bosse, qui vient se reproduire et mettre bas dans les eaux chaudes de la Calédonie, est très fragile et vulnérable. « Les professionnels, mais aussi les clients et les plaisanciers, ont compris qu’il fallait être respectueux des animaux pour que cela continue », indique Caroline Groseil, de la direction de l’Environnement de la province Sud (DENV) qui a mis en place un plan de gestion de l’activité auquel participent l’association scientifique Opération cétacés et les professionnels du whale watching.

Une charte de bonne conduite

Depuis maintenant 9 ans, une charte d’observation des baleines est proposée par la province Sud. Les plaisanciers sont eux aussi invités à lire cette charte, disponible à bord des bateaux mais aussi dans les antennes de la province Sud et dans le Guide du lagon. Elle préconise une zone de prudence à respecter autour de l’animal, un certain nombre de bateaux admis simultanément dans ce périmètre, les distances et les durées maximales d’observation, ainsi que le comportement général à adopter.

Á la disposition des professionnels également, des mallettes pédagogiques et un pavillon de reconnaissance.

Sur le terrain, les professionnels du whale watching (cette année ils ne sont pas moins de 18 à avoir signé la charte) veillent aussi au respect des règles, à travers notamment l’association Calédonie Charter qui fédère 13 sociétés de charters et autant compte autant de catamarans. Le but de l’association étant de rassembler les clients pour sortir uniquement le nombre de bateaux nécessaires et minimiser ainsi l’impact sur les baleines. « Nous mutualisons nos moyens, explique Christelle, équipière depuis 10 saisons baleines sur un catamaran. Nous n’avons qu’un seul bureau de réservation, ainsi, il y a moins de bateaux sur l’eau et ils sont mieux remplis. Cela permet d’être moins nombreux sur l’eau et de respecter encore plus les baleines ». 

Protection et tourisme durable

A la disposition des professionnels également, des mallettes pédagogiques remises par la Province et l’association Opération Cétacés. « Les visiteurs sont toujours très curieux d’apprendre des choses sur les baleines et nous leur transmettons, avec passion, notre passion », confie Christelle. « Il faut que l’on fasse passer le message de protection des baleines, il faut insister sur le fait qu’elles sont vulnérables, explique Nina Julié, élue de la province Sud. Il s’agit de garder le dialogue et de créer du lien avec les acteurs du tourisme nautique. Ce n’est pas juste une réglementation imposée. Aujourd’hui les acteurs du tourisme autour des baleines sont complètement convaincus de la nécessité de de cette réglementation ». Et cela porte ses fruits car la population de baleines qui fréquente nos eaux est en légère hausse, selon Claire Garrigue, chercheuse à l’IRD. « Ce qui nous importe, confie encore Nina Julié, c’est que l’espèce soit protégée et qu’elle continue à venir dans nos eaux pour un tourisme durable ».

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